Un comité pour les Droits de l’Homme en Inde confirme que la police a violé des femmes tribales dans un bastion maoïste

New Delhi: Les défenseurs des droits en Inde ont dit que plus d’une douzaine de femmes tribales ont été violées et agressées sexuellement par la police dans l’Etat de Chhattisgarh, alors que l’avocat des victimes attaque les autorités sur les retards dans l’arrestation des accusés.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a dit qu »au moins 16 femmes ont été «victimes de viol et d’agression sexuelle et physique» après avoir conclu une enquête sur des rapports disant que la police a attaqué plusieurs villages dans le district de Bijapur lors d’une opération contre les rebelles maoïstes en octobre 2015.

« À première vue, les droits humains des victimes ont été gravement violés par le personnel de sécurité du gouvernement du Chhattisgarh pour lequel le gouvernement de l’Etat est civilement responsable, » a déclaré la commission d’enquête du gouvernement dans un communiqué publié samedi.

La CNDH a dit qu’elle était en train d’enregistrer les témoignages de 20 autres victimes qui ont été agressées sexuellement au cours de l’incident.

Plusieurs rapports des médias à ce moment-là ont dit que les policiers avaient violé ou agressé sexuellement au moins 40 femmes dans cinq villages et détruit ou pillé des maisons au cours d’opérations anti-maoïstes.

Les rapports disent que 11 femmes ont été violées, y compris une fillette de 14 ans et une femme enceinte.

La police a déposé une plainte initiale et a lancé une enquête sur les allégations, mais aucune arrestation n’a encore été faite.

Kishore Narayan, qui représente 14 victimes, a déclaré à l’AFP que la commission d’enquête a soutenu leurs revendications et accusé la police de couvrir délibérément les coupables.

« Les victimes ont donné les noms des policiers impliqués dans la barbarie, mais rien n’a été fait. Ils ont effectué une enquête fictive et essaient de classer l’affaire », a déclaré Narayan.

Il a déclaré avoir déposé une requête devant la Haute Cour du Chhattisgarh exigeant une enquête menée par une équipe spéciale de la police de extérieure à cet État.

Les militants accusent souvent les forces de sécurité indiennes de commettre des violations flagrantes des droits de l’homme, notamment des exécutions extrajudiciaires, des incendies criminels et des agressions sexuelles dans la région où le conflit est intense.

L’Inde se bat contre des milliers de rebelles maoïstes armés dans la zone appelée le « Corridor Rouge » qui passe par des pans entiers de régions de l’Inde centrale et orientale riches en ressources et qui est surtout habitée par des tribus défavorisées.

Les guérilleros – inspirés par le leader révolutionnaire chinois Mao Zedong – disent combattre le gouvernement indien pour la terre, l’emploi et pour les autres droits des groupes tribaux pauvres, alors que des milliers sont morts dans cette guerre vieille de plusieurs décennies.

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