Libération sous caution du journaliste Santosh Yadav

Santosh Yadav, basé au Bastar, avait été emprisonné en septembre 2015 par la police de Chhattisgarh qui l’accusait d’avoir des liens avec les Naxalites et de participer à des opérations contre les forces de sécurité.

Santosh Yadav

La Cour suprême a finalement accordé une libération sous caution à Santosh Yadav.

Selon un article de Scroll.in, lundi, la Cour suprême a accordé une caution au journaliste indépendant Santosh Yadav, basé à Chhattisgarh, qui a passé au moins un an et demi en prison, a déclaré le Comité pour la protection des journalistes.

New Delhi: Santosh Yadav, le journaliste du Chhattisgarh, a été libéré sous caution par la Cour suprême, a annoncé le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) dans un tweet. Yadav a été arrêté en septembre 2015 par la police d’État en vertu de la loi spéciale sur la sécurité publique du Chhattisgarh pour «association avec une organisation terroriste» et «soutien et aide à des groupes terroristes».

Yadav, journaliste freelance basé au Bastar, a été arrêté le 29 septembre 2015, après que le commandant de la Force spéciale de police de Chhattisgarh, Mahant Singh, l’avait vu debout derrière un chasseur maoïste lors d’une embuscade à Darbha au mois d’août de cette année. La police de district a fait écho aux déclarations de Singh, accusant Yadav d’être un sympathisant maoïste; Le surintendant a également annoncé que Yadav était soupçonné d’avoir des liens avec Shankar, un chef maoïste dans la région. Cependant, Singh a plus tard « exprimé l’incapacité d’identifier l’accusé avec certitude », selon une note rédigée suite à défilé d’identification et datée du 1er janvier 2016.

Yadav en tant que journaliste courageux a témoigné de la situation locale dans divers quotidiens hindous, notamment Dainik Navbharat, Patrika et Dainik Chhattisgarh, qui ont rapporté des violations des droits de l’homme au Bastar. Yadav a souvent adressé les membres de la famille des personnes arrêtées par les forces de police de l’État au Jagdalpur Legal Aid Group, un collectif d’avocats qui offrait des services juridiques gratuits aux victimes d’abus policiers. Des journalistes et des activistes à travers le pays ont protesté suite à l’arrestation de Yadav.

Yadav a servi de point de contact et de vérification pour d’autres journalistes écrivant sur le Bastar, qui a été décrit comme un trou noir sans médias, avec des journalistes soumis à des menaces routinières, à l’intimidation et au harcèlement par la police.

journaliste emprisonné

Yadav a été inculpé en vertu de diverses sections de la loi sur les armes de 1959 et de la loi sur les substances explosives de 1908. Il a également été inculpé en vertu de la Loi de 1967 sur les activités illégales (UAPA) et de la Loi de 2005 sur la sécurité publique spéciale au Chhattisgarh (CSPSA), deux lois antiterroristes.

Sudha Bharadwaj, secrétaire général de l’Union Populaire pour les Libertés Civiles, a déclaré à Scroll.in que l’UAPA et l’ASPSC sont «largement considérées comme draconiennes tandis que les termes « activité illégale» énoncées dans ces lois sont vagues et si larges qu’elles couvrent énormément de choses et mènent à des abus grossiers et à des actes arbitraires et déraisonnables de la police et de l’administration de l’État ».

Le cas de Yadav souligne la question plus large de la diminution de la liberté de la presse en Inde, conjuguée à l’augmentation des taux de violence contre les journalistes. Dans son rapport publié en décembre 2016, le CPJ avait dit que Yadav était le seul journaliste indien à être emprisonné à cause de son travail. Selon le classement 2016 de l’index de la liberté de la presse dans le monde mis en place par Reporters Sans Frontières, l’Inde se classe 133ème/180 pays. Selon The Hindou, le rapport de RSF affirme que « le Premier ministre Narendra Modi semble indifférent à ces menaces et à ces problèmes, et il n’existe pas de mécanisme pour protéger les journalistes ».

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