Les passe-temps honteux des flics du Chhattisgarh

Dans la région du Bastar au Chhattisgarh, la police désigne d’abord les jeunes femmes tribales comme étant des pseudos sympathisantes naxalites et utilise cette ruse pour attaquer leurs maisons et leurs villages. Il faut en effet savoir que les femmes recrutées dans les camps maoïstes ne sont pas autorisées à se marier ou à tomber enceintes.

Donc, une fois que ces jeunes femmes tribales sont accusées d’être maoïstes, le seul choix que leur laisse les flics est de prouver qu’elles ne sont pas maoïstes en montrant qu’elles sont mères.

Ils en profitent ainsi pour leur presser les seins pour vérifier qu’elles « mentent » pas. De toute évidence, la calomnie «anti-nationale» n’est qu’un stratagème pour assouvir leurs plaisirs grossiers et charnels, infligeant des blessures profondes à la psyché de ces femmes.

À l’aéroport de Francfort (en route à Paris), le 31 janvier, Gayathiri Bose, une mère singapourienne âgée de 33 ans, a été contrainte par des agents de sécurité de montrer qu’elle était en mesure de lacter pour prouver qu’elle allaitait encore, car ils trouvaient suspecte sa pompe à lait. Elle voyageait sans son bébé pour des raisons domestiques. Bose a déclaré à la BBC qu’elle était forcée d’aller dans une salle privée pour interrogatoire avec une femme officier où on lui a dit d’ouvrir son chemisier, de montrer son sein et de le serrer. Après une épreuve de 45 minutes, elle a été autorisée à embarquer son vol à Paris. Bose a dit qu’elle a ainsi été ‘humiliée’ et envisage une action en justice. Bose est une femme éduquée et bien au fait des lois et peut poursuivre ses bourreaux, et faire une fortune sur la reconnaissance éventuelle du dommage.

Si vous êtes choqué d’entendre parler de l’humiliation de Gayathiri Bose, retenez votre respiration; Vous serez encore plus secoué de lire sur ce qui se passe dans notre propre arrière-cour. À Francfort, Bose a été contrainte de lacter par une «femme officier», qui n’a pas touché son sein. Dans la région du Bastar au Chhattisgarh, les policiers, oui vous avez bien entendu, les flics mâles, tripotent les seins des jeunes femmes tribales pour «certifier» qu’elles sont allaitantes. Encore plus dégoûtant est le fait que les seins des femmes sont caressés et pressés sous le prétexte d’«opérations anti-nationales» par des policiers mâles armés. De toute évidence, la calomnie «anti-nationale» n’est qu’un stratagème pour assouvir leurs plaisirs grossiers et charnels, infligeant des blessures profondes à la psyché des femmes.

Un groupe de femmes tribales dans un village de Bastar a récemment raconté leur humiliante existence au journaliste télévisé Tanushree Pandey de CNN-News 18. Enclavées dans une zone boisée isolée, honteuses et vulnérables, les victimes racontent leurs histoires d’horreur (qu’elles ont enduré entre octobre 2015 et Janvier 2016) à News 18, la seule chaîne qui a parcouru 1500 km pour parler aux femmes maltraitées par une police impitoyable.

«J’étais enceinte de quatre mois quand j’ai été violée. Elles (les forces de sécurité) ne se souciaient pas que j’étais enceinte, »

a dit une voix faible, son visage masquée par la chaîne. Une autre a dit, elle venait juste d’accoucher (huit heures auparavant) et allaitait. Mais,

« ils n’étaient pas convaincus et un flic a serré mes seins pour voir s’il y avait du lait. »

Une autre femme a déclaré

« ils m’ont tâté, agressé sexuellement et battue. »

Une autre:

« Quatre hommes me bandèrent les yeux et me violèrent jusqu’à me laisser inconsciente … »

Les femmes ont aussi expliqué que la police « pille leurs maisons sous prétexte de recherche des maoïstes ». Certaines ont regretté que leurs maisons aient été « confisquées » par les agents des forces de sécurité et qu’« elles ne puissent pas entrer dans nos propres maisons ».

Ces incidents se produisent depuis un certain temps loin de l’éblouissement civilisationnel. Malheureusement, ils ne font pas l’actualité en prime time. Aucune chaîne de télévision nationale à la seule exception de CNN-News 18, n’a rapporté les actes abominables des forces de l’ordre. Dans le journalisme télévisé obsédé par les faits divers, un viol à Delhi, Mumbai ou Bangalore reçoit une couverture instantanée et fiévreuse avec des ancrages disséquant chaque détail de l’incident, exprimant une indignation simulée. Vendredi, Maneka Gandhi, ministre de la femme et du développement de l’enfant, s’est indignée auprès du président du gouvernement du Kerala de son inaction après le viol d’une actrice de films de Malayalam près de Kochi. Espérons qu’elle va exiger une action stricte contre les flics du Chhattisgarh.

En dépit d’une série de régimes de protection sociale, la condition des opprimés continue d’être déplorable. Même leurs droits humains fondamentaux sont niés. Les histoires d’horreur de Chhattisgarh invalident les allégations selon lesquelles les petits États sont mieux administrés. La situation des défavorisées est plus ou moins la même dans le Jharkhand et le Telangana aussi. Tandis qu’au Chhattisgarh, ceux qui interrogent les politiques gouvernementales sont qualifiés d’«anti-nationaux» tandis qu’au Telangana les sympathisants maoïstes, sont appelés «anti-Telangana».

Source

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *