Les maoïstes tiennent de pied ferme dans la région du Dandakaranya au Chhattisgarh alors que les flics intensifient leurs opérations

Même si SRP Kalluri, le célèbre inspecteur général en charge de Dantewada au Bastar (Chhattisgarh) a récemment été invité par Raman Singh le premier ministre du Chhattisgarh à prendre une longue permission suite à sa mise en accusation en janvier 2017 par la Commission nationale des droits humains, les meurtres de maoïstes ont augmenté dans la zone frontière d’Andhra-Odisha (AOB) et la région forestière de Dandakaranya au Chhattisgarh.

D’autre part, le CPI (maoïste) dirigé par Kakarala Madhavi, sa nouvelle chef, a répandu la terreur parmi les forces de sécurité. Depuis qu’elle a pris le poste de secrétaire de l’AOB, elle a également élaboré une stratégie de réhabilitation et de formation, de recrutement de milices et de renforcement du contrôle maoïste sur l’AOB.

Kakarala et Sonu (alias Mallojula Venugopal) l’expert en explosif des maoïstes ont été crédités de l’attaque menée le 1er février contre un véhicule blindé de la police armée d’Odisha qui a tué 5 policiers et blessé 20 au niveau du village de Mogarguma, près de Pottangi dans le district de Koraput, sur l’autoroute Sunki-Salur. Cette région est un ancien bastion du 3ème Comité Régional Central des Maoïstes, qui était en sommeil depuis quelque temps.

Les sources policières du Telangana et du Chhattisgarh disent que depuis près de 12 policiers et 8 maoïstes ont été tués lors de trois « échanges de coups de feu » différents dans la zone AOB et dans d’autres régions voisines. La semaine dernière, le ministre de l’Intérieur de l’Union a averti K Chandrasekhar Rao, le ministre en chef du Telangana contre la menace maoïste, après que la police d’état a arrêté un groupe d’avocats qui ont effectué une mission d’enquête auprès de l’AOB pour enquêter sur le massacre de maoïstes perpétré le 24 octobre.

La sécurité a été renforcée pour le ministre en chef KCR. L’escadrille de sécurité des services de renseignement de Telangana (ISW) qui a examiné la situation a ajouté un deuxième blindé pare-balles (le véhicule armé qui peut transporter 15 commandos et résister aux attaques de mines et de grenade) à son escorte lors de tournées de district et a doublé le nombre de commandos le gardant pour atteindre 250.

La police du Telangana s’est également adressée au Centre pour accorder le statut de Z-catégorie à KCR mais a rapidement cessé de chercher le soutien du centre pour le protéger. « Nous pouvons prendre soin de notre Ministre en chef avec nos commandos Greyhounds et le corps  de sécurité commando VIP », a déclaré Anurag Sharma, le responsable de la police du Telangana.

Cependant, les événements du 24 octobre – quand plus de 30 maoïstes comprenant plusieurs cadres dirigeants ont été massacrés lors d’une réunion plénière – n’ont pas été oubliés par les maoïstes. L’épisode aurait été discuté au Comité central et dans d’autres forums de du PCI (maoïste) à deux reprises. Sriramulu Srinivasan, un maoïste arrêté, aurait informé la police d’Andhra Pradesh de la tenue de la réunion d’octobre dans la zone du district de Malkangiri en Odisha.

Cet îlot de 80 kilomètres carrés de terre de la zone AOB est un no man’s land de 151 villages sans l’électricité, l’eau potable ou les routes entouré d’eau. « C’est une honte que nos camarades n’aient pas pris les précautions après l’arrestation du camarade Srinivas Sriramulu et n’aient pas changé le lieu et les dates – c’est une sorte d’excès de confiance et de négligence des procédures du Che (guérilla) », aurait dit une récente circulaire du PCI (Maoïste) qui éclairerait les raisons du massacre d’octobre et aurait attribué la responsabilité aux quatre dirigeants principaux.

État des lieux du terrain en AOB

Malgré les revers d’octobre 2016, les maoïstes des zones frontières de l’Andhra-Odisha gagnent progressivement en force. Les forces de sécurité de l’AP et de l’Odisha soupçonnent les Naxalites de récupérer, de regrouper et de reprendre le contrôle des segments cruciaux de l’AOB avec l’aide de bataillons de Dandakaranya du Chhattisgarh.

5 compagnies de PLGA (l’Armée populaire de guérilla de libération) de Sukma et de Dantewada dans Chhattisgarh auraient été déployées à divers endroits dans l’AOB pour augmenter le moral des sympathisants et cadres qui ont été touchés après le massacre d’octobre.

Mallojula Venugopala Rao alias Sonu de Dandakaranya Comité Zonal Spécial (DKSZC), le frère cadet de Kishanji (de Peddapalli dans le district de Karimnagar) et Tipparthi Tirupati alias Deoji seraient maintenant en charge du réseau de renseignement dans AOB. Tous les deux, experts en campagnes politiques et en actions militaires dans des situations difficiles et des terrains, ont été placés à temps plein dans l’AOB depuis janvier 2017.

Ramakrishna alias RK et Akkiraju Hargopal, qui ont miraculeusement échappé au massacre du 24 octobre, ont guidé Sonu et Deoji dans leur nouvelle affectation depuis une cachette sécuritaire loin d’AOB. « Il semble que les deux soient en charge des opérations, du recrutement, de la formation, et Kakarala Madhavi coordonne la récolte de fonds, la gestion des cadres et le renforcement des organisations frontales », a déclaré un haut responsable du renseignement à Visakhapatnam.

Les Naxalites se sont engagés dans une campagne d’offensive tactique dans les zones d’AOB. La police secrète soutient que les maoïstes auraient déployé environ 150 combattants armés et 300 autres activistes de Chhattisgarh et Jharkhand pour montrer qu’ils ont encore le contrôle de l’AOB.

Les escadrons maoïstes maintenaient toujours certaines jonctions forestières cruciales dans l’AOB. Rahuldev Sarma, le responsable local de la police de Visakha, a cependant nié que les maoïstes prendraient le contrôle mais a indiqué que la police peignage et les opérations de patrouille et de ratissage menées par la police avaient été intensifiées dans la ceinture de forêt.

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