Jharkhand: malgré la pseudo interdiction, les enfants travaillent toujours dans les mines de mica

Officiellement l’Inde a fermé ses mines clandestines. Pourtant, dans l’Etat du Jharkhand des centaines d’entre elles sont toujours opérationnelles, car ici est extrait le mica, un minerai très recherché. Il est urgent que le gouvernement mette en place une vraie législation et la fasse respecter dans ce pays qui fournit 60% de la production mondiale.
Le Jharkhand est l’un des Etats du pays, les plus riches en minéraux : bauxite, cuivre, charbon et mica, une roche aux multiples avantages. Si trois régions en produisent, l’Andhra Pradesh (sud), le Rajasthan (nord-ouest), le Jharkhand (est), seul ce dernier, possède dans ses sols un mica de qualité supérieure. De ce fait il assure près de 50% de la production nationale.

Les propriétés d’isolation exceptionnelles mica

Les propriétés d’isolation exceptionnelles du mica, sa résistance aux hautes températures et son aspect métallisé en font un produit très demandé dans de nombreux secteurs industriels. 90% sont exportés vers des entreprises d’électroniques (puces, lasers, radars), des industries de peinture ou d’automobile. Mais il est aussi très utilisé dans des produits pharmaceutiques et cosmétiques (rouges à lèvres, vernis à ongles, fards à paupières…)

La forte explosion demandes en produits naturels dans monde

La forte explosion de demandes en produits naturels dans le monde font de ce minerai un produit phare des grandes entreprises comme le groupe français l’Oréal. Kodermla dans le Jharkhand, l’une des régions les plus pauvres du pays voient alors l’éclosion d’innombrables mines clandestines.

Des milliers personnes y travaillent illégalement

Des milliers de personnes y travaillent illégalement pour un salaire d’un dollar par jour. Si officiellement, l’Inde ne produit que 15.000 tonnes de mica par an, elle en exporte au final dix fois plus. Un kilo est vendu 1.000 dollars.

Le contrô filières d'approvisionnement ces mines clandestines

Le contrôle des filières d’approvisionnement de ces mines clandestines est très difficile, ce qui rend pratiquement impossible la traçabilité exacte du mica. Les mineurs, eux-mêmes, ne savent pas où va leur produit. Ils ne sont qu’un maillon de la  chaîne d’approvisionnement. Sous-traitants, fournisseurs et acheteurs préfèrent se taire comme l’explique The Sydney Morning Herald. Le gouvernement indien soucieux de conserver cette manne financière touche son pourcentage.

 

Des ONG indiennes dénoncent l’hypocrisie gouvernement indien

Des ONG indiennes dénoncent l’hypocrisie du gouvernement indien et des entreprises internationales qui passent outre les réglementations. Des milliers de villages sont impliqués, des rues entières sont dédiées au commerce du mica créant ainsi un véritable marché parallèle.

 

Un autre problème que soulèvent ces mines clandestines
Un autre problème que soulèvent ces mines clandestines, est le travail des enfants. 5.000 d’entre eux s’y échinent huit heures par jour.
En 2009
En 2009, le groupe l’Oréal a été pointé du doigt pour s’être approvisionné auprès des entreprises, allemande Merck et chinoise Kuncai qui servent d’intermédiaires aux petits exploitants locaux. Ces derniers n’hésitent pas à recourir au travail des enfants pourtant interdit. En 2016, le groupe l’Oréal a promis de se fournir exclusivement auprès de mines légales.

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