Inde : une rapide explication du système des castes

La société indienne se divise en castes qui reposent sur l’idéologie d’une inégalité entre les hommes. Que l’on apprécie ou non sa nature, ce système complexe est la base de la société indienne, en voici un aperçu.

Le système de caste trouve son origine dans les textes fondateurs de l’hindouisme, dont en grande partie les vedas qui déterminent l’organisation d’une société dans laquelle les hommes sont inégaux dès leur naissance.

La division des Indiens se fait en cinq parties (ou varnas). Les trois premières sont les castes les plus importantes : les brahmanes (prêtres), suivis par leskshatriyas (guerriers) puis les vaishyas (marchands). La quatrième caste est représentée par les shudras s’apparentant aux serfs européens du Moyen-Âge puisqu’ils sont au service des trois premières castes. Et enfin, il y a les dhalits (ou Intouchables), une caste rassemblant tous les exclus (voir schéma ci-dessous).

(Crédit image : Université de l’Illinois)

Les dhalits représentent 17 % de la population sont donc des « hors-caste ». Ces Intouchables sont le bas de l’échelle sociale, ce sont ceux qui exercent des métiers considérés comme impurs comme la sage-femme et le boucher qui sont en contact direct avec le sang ou encore dégradants comme les métiers de pêcheur et chasseurs. On retrouve également dans cette catégorie les mendiants ainsi que les valmikis, un genre de sous-caste. Le rôle de ces derniers est considéré comme le plus dégradant possible puisqu’ils nettoient à la main les toilettes publiques.

Il n’existe pas une seule caste de prêtres, de guerriers et de commerçant en Inde, ceci ne reflète pas la réalité de la société. Ainsi, les varnas perdent un peu de leur sens puisque les Indiens s’identifient plus par les jatis, soit des « espèces » ou des sous-castes ayant chacune leur identité et leur activité et qui sont parfois même propres à une région en particulier.

Le système de castes est particulièrement injuste puisque celui-ci détermine qui vous êtes dès votre naissance et il est impossible d’en changer. Même par le biais du mariage cela reste peu probable puisque l’endogamie est quasiment la norme : on se marie de préférence dans la même caste ou mieux, dans la même sous-caste.

Les castes sont définies par la pureté et l’impureté liée à la fois au travail de la personne, à son comportement et à sa façon de vivre. Par exemple, puisque son activité est religieuse et qu’il est végétarien, le brahmane est plus pur qu’unkshatriya qui mange de la viande, se bat et est capable de tuer. En revanche, ce dernier est plus important qu’un marchand appartenant à la caste des vaishyas et ainsi de suite…

Depuis quelques années, ce système de castes est ébranlé par la mobilité sociale, allant jusqu’à modifier quelque peu l’interdépendance des castes les unes envers les autres ainsi que la hiérarchisation. Désormais, l’hérédité n’est plus systématiquement respectée si bien que l’on n’exerce pas toujours le métier correspondant à son jati d’origine.

Les sous-castes, surtout les moins importantes, recherchent toutes leur ascension socio-économique et se transforment progressivement en groupes ethniques, en lobbys, en partis politiques et en classes sociales.

Le système traditionnel est d’ailleurs de plus en plus remis en cause dans les médias et la politique. Peut-être allons-nous vers plus de justice entre les hommes, dans ce pays où l’égalité n’existe tout simplement pas ? L’avenir nous le dira…

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