Happn met le cap sur l’Inde, Hrithik Roshan collabore.

Le service de rencontres y a créé un joint-venture avec des acteurs locaux. Il compte 30 millions d’inscrits dans le monde et 5 millions d’utilisateurs actifs.

Une nouvelle conquête pour Happn. Le service de rencontres vient de lancer un joint venture en Inde, avec le groupe textile local DCTex, le label musical Lahara Music et la star de Bollywood Hrithik Roshan. « C’est un marché gigantesque, avec une classe moyenne qui se développe, une économie qui se digitalise très rapidement et une population très réceptive aux applications de rencontres, où il y a une forte concurrence dans les grandes villes », explique Didier Rappaport, fondateur et président de Happn. L’Inde a, par exemple, été l’un des premiers pays où Tinder s’est lancé.

La start-up française a organisé la semaine dernière un lancement en grandes pompes à Bombay. Avant même ce lancement officiel, elle comptait près d’un million d’inscrits dans le pays, sur un total de près de 30 millions dans le monde (pour 5 millions d’utilisateurs actifs par mois). L’objectif est d’atteindre les 8 millions d’inscrits avant la fin de l’année dans le pays.

Comme dans tous les joint ventures qu’elle crée (notamment au Brésil, son premier marché), Happn conserve la majorité du capital de la filiale indienne et, à tout moment, elle peut exercer un droit pour récupérer la totalité, sur les bases d’une valorisation fixée à l’avance. « L’intérêt de ces structures, c’est de pouvoir s’appuyer sur des partenaires locaux, qui nous apportent leur expertise du marché et nous permettent ainsi de nous développer plus rapidement », indique Didier Rappaport.

Une levée de fonds discrète

Happn ne s’inquiète donc pas outre mesure de la monétisation du service, alors que nombreux sont ceux qui se sont cassé les dents sur les marchés émergents. « Nous avons déjà un historique sur ces marchés. En tête de notre top 5, nous avons le Brésil et l’Argentine. Nous avons prouvé que nous avions le savoir-faire pour y aller et nous restons très mesurés dans nos investissements », assure Didier Rappaport.

L’application fait d’ailleurs évoluer son modèle économique. L’idée est de passer, peu à peu, d’un modèle freemium d’achat à l’acte vers un modèle d’abonnement. Il sera toujours possible d’utiliser le service gratuitement, mais de nouvelles fonctionnalités payantes vont être introduites. La part d’utilisateurs payants serait déjà « dans les ratios du marché, voire au-dessus », selon son patron. Et la société veut diversifier ses sources de revenus. Elle est en train de construire sa propre régie publicitaire et veut utiliser son application comme un média, sur lequel les marques pourront communiquer. Objectif : être bénéficiaire avant la fin de l’année.

Happn pourra toujours, alors, faire appel à de nouveaux fonds pour se développer. La start-up a bouclé en toute discrétion un tour de table il y a quelques mois, mais ne communique ni son ampleur ni les investisseurs. « Sur le secteur, les valorisations sont stratosphériques. Nous avons fait le choix de la sagesse, avec une bonne valorisation et une dilution mesurée. La priorité est d’être rentable avant notre série D », conclut Didier Rappaport. Lors de son précédent tour de table, à l’automne 2015, la société avait levé 12,5 millions d’euros . Parmi ses actionnaires figurent notamment les fonds français Alven Capital et IDInvest, ainsi que l’américain Raine Ventures.

Source

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *