Analyse de la situation au Cachemire par la coordination des organisations démocratiques CDRO

Coordination des organisations de défense des droits démocratiques (CDRO)

Participez à la solidarité avec la lutte populaire au Cachemire!

Depuis le 8 juillet 2016, lorsque Burhan Muzzafar Wani a été tué, il y a eu de nombreuses manifestations contre son assassinat dans la vallée du Cachemire. Depuis lors, le gouvernement de l’Inde a lancé une répression et le cycle de couvre-feu et de bandh (journées mortes) a persisté pendant plus de quatre-vingt-dix jours maintenant et la force brute a été utilisée pour étouffer l’agitation. Le nombre de victimes a atteint 90 assassinats de civils, 7000 blessés par grenaille, plus de 1000 aveugles, le nombre de blessés est de près de 17 000 civils et 10 000 membres des forces de sécurité, l’arrestation de 6 000 personnes détenues soit en vertu de la loi draconienne sur la sécurité publique ou arrêtées sous diverses charges. Les redoutables raids nocturnes se sont déroulés et l’armée indienne a lancé l’ »Opération Calm Down ».

Le Cachemire est le seul endroit où les armes chevrotine ont été utilisées. Nulle part ailleurs dans le monde ou en Inde elles ne sont utilisées. La preuve en est que même à Haryana où en février 2016 pendant cinq jours, des hooligans se sont livrés à des attaques physiques, au pillage, à des viols, des agressions sexuelles et des incendies tandis que le gouvernement de l’Etat dirigé par la BJP n’a rien fait, et que les armes à chevrotine n’ont pas été utilisées. Parce que, aucun pays civilisé ne les utilise, ou ne soutient leur utilisation. Pourtant, au Cachemire sous autorité de l’Inde, les armes à chevrotine ont été justifiées tout comme la Loi sur les pouvoirs spéciaux des forces armées (AFSPA), par les ennemis de la démocratie.

Le Pakistan n’est-il pas impliqué dans une guerre par procuration contre l’Inde au-dessus du Cachemire?

La Coordination des organisations de défense des droits démocratiques (CDRO) reproche au gouvernement de l’Inde de permettre au Pakistan d’intervenir. Depuis le 27 octobre 1947, l’Inde et le Pakistan ont divisé le Jammu et le Cachemire (J & K) et l’Inde contrôle totalement le territoire où les gens se battent pour trouver une solution politique à leur demande de longue date de clore le différend concernant J & K.

Il est vrai que le Pakistan est impliqué et a mené des attaques en Inde avec l’aide de Lashkar i Tayabba et Jaish i Mohammed. Cependant, la zone contrôlée par les Indiens est en plein désarroi et les gens se sont battus pour leur revendication du droit à l’autodétermination en utilisant tous les moyens pacifiques dont ils disposent, notamment en participant aux élections. Au cours de ces 68 années, les gouvernements indiens n’ont pas réussi à mettre fin à la lutte des Cachemiris malgré l’usage d’une force brutale.

Rappelons que depuis les 27 dernières années de la lutte, J & K est déclarée comme une « Zone Distrubed » et que l’AFSPA y est en vigueur. Les forces armées ont brutalement mis fin à la lutte et le gouvernement nous dit que tout va bien maintenant, cependant il n’y a pas de «normalité» parce que régulièrement après quelques années, la lutte recommence et, une fois de plus, la répression brutale suit. Ce cycle est en cours depuis 27 ans. Pendant ce temps rien n’a été fait pour restaurer l’autonomie promise de J & K et garantie par la Constitution. Sans mouvement en avant pour parvenir à une solution politique, la demande d’Azaadi (liberté NDT) en provenance d’Inde gagne en légitimité.

kashmir azadi

En fermant toutes les portes d’une solution démocratique, nous insistons, c’est le gouvernement indien qui a offert au Pakistan l’occasion de s’ingérer.

Considérez ceci. Depuis l’arrestation du Cheikh Abdullah en 1953, le peuple a été soumis à la répression dans la zone contrôlée par les Indiens. Malgré le règlement de 1975, lorsque Cheikh Abdullah est revenu au pouvoir après l’accord Parthasarthy-Afzal Baig en 1975, la promesse de restaurer l’autonomie de Jammu et Cachemire n’a jamais été tenue. Le gouvernement central continue à exercer un contrôle total et le gouvernement d’État élu ne peut même pas empêcher l’utilisation de chevrotines, retirer les forces de sécurité, arrêter l’application de l’AFSPA ou libérer les personnes arrêtées sans l’approbation du gouvernement central.

Mais cela ne signifie pas que nous devrions soutenir ceux qui veulent s’éloigner de l’Inde?

La CDRO estime que l’unité de l’Inde signifie l’unité des peuples de l’Inde. L’unité territoriale sans l’unité des peuples de l’Inde n’a pas de sens. Et l’unité des peuples signifie que nous, les Indiens, devons nous tenir debout aux côtés des gens qui font face à la répression et soutenir la demande d’une solution démocratique. Au Nagaland, le gouvernement de l’Inde tient des négociations depuis plus de 18 ans avec le Conseil national-socialiste du Nagaland (I-M) sans aucune condition préalable. Alors, pourquoi ne peuvent-ils pas faire la même chose au Cachemire?

La CDRO croit que nous ne pouvons pas lutter pour l’unité du pays si nous ne sommes pas outragés par la souffrance de notre propre peuple, que nous prétendons être une «partie intégrale» – les Cachemiris qui ont fait face au gouvernement militaire depuis plus de 27 ans. L’ensemble du J & K demeure une zone «perturbée» et les forces armées de l’Union jouissent d’une immunité légale contre les poursuites pour tout préjudice causé à un civil; tortures, viols, disparitions, etc.

Depuis 1989-90 plus de 70 000 personnes ont été tuées, des centaines de femmes ont subi des violences sexuelles, 8 à 10 000 personnes restent disparues après leur passage en garde à vue et pas moins de 60 000 ont été victimes de torture.

Durant cette période de 27 ans, le peuple indien a rarement protesté contre l’AFSPA, les atrocités commises par les forces de sécurité ou renforcé son soutien et son secours aux Cachemiris. Tout cela oblige les Cachemiris à exiger Azaadi, qui est un cri pour la libération de l’oppression.

Tout cela est bien, mais pourquoi soutenir les Cachemiris qui agissent au nom du Pakistan?

Revenons en arrière.

En 1947, c’est la conférence nationale dirigée par Cheikh Abdullah qui a poussé l’adhésion à l’Inde. En 1947, lorsque l’Inde entière et le Pakistan ont été engloutis dans le sang- laissant à la fois les hindous et les sikhs été tués au Pakistan et les musulmans en Inde, il faut remarquer que le Cachemire est resté pacifique. En fait, en septembre 1947, dans la ville de Jammu, les musulmans sur leur chemin vers le Pakistan avaient reçu l’assurance d’un passage sûr, mais un massacre des musulmans a eu lieu. Même cela n’a pas provoqué les Cachemiris.

En effet, il est remarquable qu’en octobre 1947 une fois que la Conférence Nationale est arrivée au pouvoir à J & K, la première réforme foncière radicale a été introduite en mettant fin au système Jagirdari et en distribuant des terres aux laboureurs.

Tous les cultivateurs, musulmans ou hindous en ont profité. Parce que sous Dogra Maharajas, toute la terre était la propriété du roi et le peuple n’avait aucun droit sur la terre qu’il cultivait. Alors qu’est-ce qui a amené à changer d’avis plus tard le peuple qui avait choisi d’être rattaché à l’Inde? C’est cette question que nous devrions poser. À partir de 1953, toutes les élections à J & K ont été truquées et le gouvernement central a permis que cela se produise parce que c’est lui qui a choisi le ministre en chef et pas l’Assemblée d’état. De plus, le souvenir de la partition a été maintenu en vie par les organisations communales de l’Inde, en particulier les partis de droite qui publiquement ne cessent de soupçonner les musulmans en Inde et remettent toujours en question leur loyauté.

An Indian paramilitary policeman patrols past pro-freedom grafitti during a curfew imposed by security forces in downtown Srinagar on July 12, 2010. Indian security forces have been struggling to control a wave of demonstrations in the Muslim-majority Kashmir valley after being accused of killing 15 civilians -- many of them teenagers -- in a month. A police officer who declined to be named told AFP July 11 the curfew had been lifted except in some restive parts of Srinagar, the summer capital of Indian Kashmir. AFP PHOTO/Rouf BHAT (Photo credit should read ROUF BHAT/AFP/Getty Images)

Comme ailleurs en Inde, surtout envers les Adivasis et les peuples dans le Nord-Est,

 

les saisies de terre sont également une question au Cachemire. Comme dans le Nord-Est, les habitants de J & K et leurs terres et leurs ressources sont supposés être protégés, et tout comme ailleurs en Inde, à J & K aussi, le gouvernement empiète sur les terres du peuple pour en faire bénéficier les riches et les privilégiés. Comme ailleurs en Inde, le peuple de J & K résistent à l’acquisition des terres et ont résisté à la prise de possession des terres.

En outre, le chômage est très élevé et jusqu’à 40% des personnes instruites sont sans emploi.

L’horticulture et les vergers demeurent le pilier de l’économie de J & K et la terre est rare, et beaucoup de terres cultivables sont occupées par les forces de sécurité. La plupart des emplois générés dans le secteur gouvernemental se trouvent dans la police armée, où les salaires totaux sont de 6000 roupies. Par exemple, en août 2016, le gouvernement Narendra Modi a annoncé que 10 000 personnes seraient employées dans la police de J & K.

En comparaison, Delhi a une population de 16 millions d’habitants et une police de 85 000 membres soit 1 policier pour 1600 personnes à Delhi. Aucun d’entre nous qui vivons à Delhi ne se sentons en sécurité avec alle parce qu’elle travaille principalement pour le Parti au pouvoir dans l’Etat indien et les gens ordinaires font face à une obstruction énorme de leur part s’ils vont déposer leurs plaintes. Maintenant imaginez un endroit où la population est de 13 millions d’habitants avec la présence de plus de 650 000 soldats et policiers face à ces gens, un ratio de 1 soldat pour 20 civils. Imaginez également que la police et les soldats bénéficient d’une immunité légale qui les protège de toute menace de poursuite pour tout crime qu’ils commettent, comme le viol, le meurtre ou la torture. Ils sont tous armés et sous l’AFSPA les forces jouissent du pouvoir même de tuer sur simple suspicion. Imaginez aussi que de telles conditions existent depuis 27 ans. Quelqu’un d’entre nous ici en Inde préfère-t-il cela? Si nous étions forcés de vivre dans des conditions telles que le droit à la vie est menacé pendant 27 ans, comment nous sentirions-nous? Quels seraient nos sentiments? Et si les gens sont en colère au Cachemire à cause de ces conditions répressives, pourquoi devrions-nous être surpris ?

MK Narayanan, le conseiller à la sécurité nationale du gouvernement de l’UPA, , a récemment déclaré que le mouvement cachemirien était indigène et non pas un mouvement parrainé par le Pakistan.

Certes, même si l’expert en sécurité de l’Inde le dit, alors il est temps pour nous cesser de prendre les Cachemiris pour des marionnettes du Pakistan, et de les traiter comme notre propre peuple qui exige une solution démocratique une fois pour toutes.

 

C’est bien, mais qu’en est-il des Pandits Cachemiris?

La CDRO est clair sur le fait que la migration de plus de 30 000 Pandits Cachemiris fut une chose horrible.

Ils ont souffert d’être chassés de leurs maisons et de leur foyer et de rester des migrants qui n’ont pas pu retourner chez eux. Tandis que la société du Cachemire a le blâme de ne pas les faire se sentir en sécurité, le plus grand tort est celui du Gouverneur Jagmohan et du VP Singh Government de New Delhi qui ont poussé les Pandits du Cachemire à migrer et les ont transportés à Jammu et au-delà au lieu de les protéger là où ils vivaient et travaillaient. Depuis 27 ans, au nom de la «sécurité nationale» J & K a été dévasté sous la dictature du gouvernement central. Et en dépit de l’énorme force à leur disposition, ils n’ont pas permis le retour des Pandits du Cachemire.

Ensuite, les musulmans locaux ont souffert des agissements du gouvernement indien bien avant la migration des Pandits du Cachemire.

C’est le gouvernement de l’Inde qui a violé l’autonomie constitutionnelle accordée à J & K après 1953 et a commencé à gouverner J & K depuis New Delhi. Par ailleurs, il suffit de considérer, que 27 ans ont passé et pourtant il n’y a pas de « normalité » à J & K. Régulièrement, après quelques années, le peuple proteste. Parce qu’il n’y a aucun effort sérieux pour aller vers une solution politique. Même l’armée indienne a déclaré que la question du Cachemire ou du Nord-Est ne pouvait être résolue militairement, mais seulement politiquement. L’armée ne peut que rétablir l’ordre. Alors pourquoi est-ce qu’après 27 ans il n’y a pas de « normalité »? La Cour suprême de l’Inde a posé la même question au gouvernement de l’Inde récemment lorsqu’elle a entendu des arguments dans une affaire relative à 1528 fausses rencontres (encounter : faux échange de tirs servant à maquiller des exécutions extra-judiciaires) à Manipur. La Cour a déclaré que si la normalité n’a pas été rétablie (46 ans dans Manipur, 68 ans dans le Nagaland et 27 ans dans J & K), il y avait quelque chose qui clochait avec la politique. Et si ce n’est pas le cas, c’est en raison de l’application d’une loi martiale en vertu de l’AFSPA pendant tant d’années. Ce qui constitue une blague cruelle pour notre propre peuple dont les droits démocratiques donnés par notre Constitution sont refusés depuis tant de décennies.

Donc, quand les Cachemiris demandent Azaadi, ils veulent l’Azaadi de l’oppression et de ce qui leur est refusé.

Parce que cet Azaadi n’est pas possible en Inde, alors pourquoi les blâmer pour demander l’Azaadi de l’Inde?

occupation du Cachemire

Mais les militants cachemiris sont des fanatiques musulmans?

Ce qui se passe dans J & K est relié et lié à ce qui se passe en Inde.

Toutes les souffrances du passé ont été aggravées par l’arrivée au pouvoir du RSS-BJP en Inde en tant que parti au pouvoir. Au cours des 30 derniers mois, la brigade Safran a déclenché sa campagne vicieuse et a ciblé les Dalits et les musulmans et tous ceux qui défient leur politique. Nous avons vu, « ghar wapsi », « amour jehad », les accusations d’être « anti-national » – toute personne qui interroge la campagne fanatique Hindutva a été attaquée, abusée et diffamée. Dans un secteur sensible comme J & K, ils ont également déclenché une campagne de division, les gardiens de la vache ont lynché des camionneurs musulmans du Cachemire, les députés du BJP ont attaqué d’autres députés musulmans, ils ont utilisé des yatras religieuses pour prêcher la haine des musulmans. Cela a créé un sentiment de peur et d’insécurité parmi les musulmans de J & K, en particulier lorsque l’armée indienne est contrôlée par le gouvernement central RSS-BJP. Si les gens se sentent mal à l’aise et vivent dans la peur des chevrotines, des raids nocturnes, des arrestations, des tortures, etc., et personne en Inde ne se prononce contre ces pratiques, les gens se sentent encore plus vulnérables et sont aliénés de l’Inde et des Indiens. Notre silence envoie aussi le message que les Indiens ne se soucient pas d’eux et ne convoitent que leurs belles terres.

D’autre part, la marque d’un fanatique est la haine de l’autre.

Maintenant, il est remarquable que les militants Cachemiris, très malmenés ont à plusieurs reprises accueilli Amarnath Yatris et même accueilli des Pandits Cachemiris. Ce sont des « militants étrangers » qui ont menacé et attaqué les yatris dans le passé. Mais si en Inde la présence de l’Hindutva au pouvoir de l’Etat central n’a pas transformé toute l’Inde en partisans du RSS-BJP, alors rejeter la lutte du peuple du Cachemire entier comme étant celle de musulmans fanatiques est encore plus faux parce qu’ils ne sont même pas au pouvoir, contrairement aux groupes Hindutva en Inde.

La formation du gouvernement actuel de coalition BJP-PDP dans J & K, a contribué à la situation actuelle.

PDP a fait campagne avec comme pormesse de tenir le RSS-BJP à l’écart. Mais une fois qu’ils ont formé le gouvernement, au mépris du mandat, le RSS-BJP n’a fait qu’amplifier ses mots d’ordre communautaristes en désignant comme Ministre un BJP accusé d’avoir lynché deux personnes à Kishtwar, en récusant des questions telles que l’abrogation de Article 370 et en déclenchant des campagnes anti-musulmanes. Il y a eu des meurtres de chauffeurs de camion Cachemiris, et même des attaques contre les députés Cachemiris par les hommes de BJP à l’intérieur-même de l’assemblée d’état en raison de désaccords avec eux. Et depuis le 8 juillet, le même Etat et les mêmes gouvernements centraux ont lancé la campagne la plus vicieuse et la plus brutale contre les civils non armés, en encourageant les forces de sécurité à utiliser des chevrotines pour aveugler et blesser et en leur donnant l’ordre d’arrêter les vieux et les jeunes hommes, femmes, garçons et filles.

Jour après jour, la propagande du gouvernement indien dit que tout est dû au Pakistan. Mais personne n’explique que si cette partie de J & K a été sous le contrôle des Indiens depuis 1947, et que les gens ont recommencé à voter, alors comment le Pakistan peut-t-il si facilement susciter des troubles? Si après 68 ans de contrôle des Indiens, et 27 années de répression militaire, le gouvernement n’a toujours pas apporté la «normalité» dans J & K, cela signifie également que le gouvernement indien est responsable de l’aggravation les conditions dans J & K et cette incompétence a permis au Pakistan de pêcher dans « des eaux troublées ». Cela signifie également que le gouvernement de l’Inde ne croit en aucune solution politique.

la CDRO estime également qu’en forçant l’armée indienne à apporter la «normalité», le gouvernement indien nuit à l’armée indienne. Parce que toute armée qui est déployée contre son propre peuple, cela d’autant plus depuis plus de 27 ans, signifie que le gouvernement a échoué.

Amis, qui lisez cette «parcha», la CDRO vous invite à comprendre que la vérité a un autre côté qui doit également être porté devant le public. C’est pourquoi la Coordination des organisations de défense des droits démocratiques est solidaire des peuples de J & K dans leur lutte pour être libres et condamne l’utilisation de chevrotines, tuant des civils y compris des enfants, aveuglant des jeunes filles et des garçons et causant des blessures à des dizaines de milliers de personnes. Nous insistons sur le fait que seule la restauration des libertés civiles et la démilitarisation suivie d’une recherche d’une solution démocratique peuvent empêcher la reprise du militantisme armé et mettre fin au cycle de violence qui nous affaiblit de l’intérieur. La CDRO croit que nous ne pouvons pas gagner les gens quand ils sont tués, aveuglés, arrêtés et détenus, ou la justice leur est refusée et la solution politique ignorée. La CDRO vous demande de réaliser la gravité de la situation et de nous rejoindre pour transmettre un message de solidarité avec notre propre peuple de J & K qui doit savoir que nous nous en soucions.

le 30 octobre 2016

Associations membres du CDRO : Association for Democratic Rights (AFDR, Punjab), Association for Protection of Democratic Rights (APDR, West Bengal); Asansol Civil Rights Association, West Bengal; Bandi Mukti Committee (West Bengal); Civil Liberties Committee (CLC, Andhra Pradesh); Civil Liberties Committee (CLC, Telangana); Committee for Protection of Democratic Rights (CPDR, Maharashtra); Committee for Protection of Democratic Rights (CPDR,Tamil Nadu); Coordination for Human Rights (COHR, Manipur); Human Rights Forum (HRF, Andhra Pradesh & Telengana); Manab Adhikar Sangram Samiti (MASS, Assam); Naga Peoples Movement for Human Rights (NPMHR); Peoples’ Committee for Human Rights (PCHR, Jammu and Kashmir); Peoples Democratic Forum (PDF, Karnataka); Jharkhand Council for Democratic Rights (JCDR, Jharkhand); Peoples Union For Democratic Rights (PUDR, Delhi); Peoples Union for Civil Rights (PUCR, Haryana), Campaign for Peace & Democracy in Manipur (CPDM), Delhi. Other Organisations in Delhi endorse this: Aahwan; Ek Janwadi Sanskritik Muhim, All India Students Association (AISA), Ambedkar Bhgat Singh Students Front (ABSF), Bigul, Bhagat Singh Ambedkar Students Organization (BASO), Bhagat Singh Chatra Ekta Manch, Campaign Against Fascist Attack on University (CAFOU), Dalit Queer, Democratic Students Union (DSU), Inqalabi Mazdoor Kendra (IMK), Jamia Students Forum, Jamia Teachers Solidaritty Association (JTSA), Janhastakshep,  Morcha, Mehnatkarsh Mahila Sangathan (MMS), Naujawan Bharat Sabha (NBS), Saheli, Stree Mukti Sangathan, North-East Forum for International Solidarity (NEFIS), Women Against Sexual Repression and State Violence (WSS), Disha ,Morcha, Manipur Students Association,Delhi (MSAD)

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